samedi 15 mars 2014

No buy & compulsions

La compulsion... ou "contrainte psychologique irrésistible qui pousse à agir afin de moins se sentir en détresse ou pour se rassurer"... Qui n'y pas été sujet un jour ? Ce besoin irrépressible de faire des choses pour se sentir mieux ? Comme se jeter sur une tablette de chocolat ou acheter cette paire de chaussures ? Et, au final, quand c'est fait, est-ce qu'on se sent mieux... à l'instant T, oui, peut-être... mais après ?

Photo tirée de "Confessions d'une accro du shopping", film réalisé par P. J. Hogan en 2009, d'après l'ouvrage éponyme de Sophie Kinsella
Ces derniers temps, j'ai traversé une période difficile (= j'ai pris une grosse claque), et j'ai remarqué que mes dépenses "shopping" ont explosé... Est-ce lié ? Sans aucun doute ! Je me suis persuadée que j'irais mieux si j'avais tel ou tel truc, qu'après une bonne journée pourrie, j'avais le droit à un petit remontant... et les petits remontants se sont accumulés... Est-ce-que ça allait mieux ? Non... Une seule chose m'a permis d'aller mieux : fuir l'environnement toxique qui me pourrissait la vie... Et ça, aucune paire de chaussures, aucun pull n'aurait pu y changer quelque chose !

Maintenant que la zone de troubles est derrière moi, je me pose des questions... J'ai l'impression d'être partie en vrille ces derniers mois... Vient la période douloureuse de la remise en question... Voilà pourquoi, je me dis qu'au final ces achats compulsifs censés te remonter le moral font en réalité bien plus de mal que de bien...

Alors, je ne suis pas entrée dans le cercle du totalement compulsif qui te pousse à acheter des trucs que tu ne mettras jamais... Tout ce que j'ai pu acheter je l'ai porté. C'est déjà ça, me direz-vous... L'avantage (voyons tout de même un avantage) c'est que des mois après cette période, j'ai eu des nouvelles fringues à me mettre, des nouvelles chaussures à porter, des nouveaux produits à tester (oui, bien sûr, les soins et le make up n'ont pas échappé à cette frénésie...).

Marie, la chic fille, a évoqué se sujet plusieurs fois sur son blog en nous faisant partager son expérience "no buy"... Le "no buy" j'en avait déjà parlé ici. Autant la compulsion c'est moche, autant le "no buy" c'est moche aussi... En gros, c'est s'interdire toute dépense. Est-ce mieux ? Non... de mon point de vue. A mon humble (très humble) avis, c'est générateur de frustration, et la frustration ne conduit à rien de bon ! Tout est question de mesure... Et puis, il suffit souvent de se dire qu'un truc est interdit pour en avoir ensuite très envie... Cercle vicieux... 

Le "no buy" est, pour moi, une réponse extrême à un comportement extrême... et je pense que les extrêmes, ça n'est jamais bon. Et puis, au premier nouveau coup dur, toute cette frustration accumulée explosera et la compulsion reviendra... Cercle vicieux, encore et toujours...

Donc, même si j'ai pris conscience d'un certain laisser-aller (= j'ai grave merdé), je ne compte pas me lancer dans ce genre de trucs... J'aurais l'impression de chercher à me punir. Autant essayer de devenir raisonnable et réfléchir à chaque achat... De toute façon, le mieux est de chercher à régler le problème qui nous mène à la compulsion, et ce n'est pas le "no buy" qui le fera !

1 commentaire:

  1. Je suis bien d'accord avec toi: tous les extrêmes sont mauvais. Moi non plus, je n'adhère pas au no buy, au lieu de ne rien acheter, j'essaie d'acheter mieux: je cherche, j'explore, je réfléchis, je pèse le pour et le contre et quand j'achète, j'essaie de savourer au maximum. Bise et bon weekend!

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