dimanche 29 juin 2014

To be Vegan or not ?

Alors, j'annonce de suite la couleur : je pense que je suis une nouvelle fois partie pour un billet en mode "Joyeux Bordel".... Dès que j'aborde des points estampillés "Lifestyle", ça part en vrille... Rien que le titre de ce billet avec mon anglais de cuisine (Hashtag My Taylor Is Rich...) vaut son pesant de cacahuètes !

Quand j'avais parlé ici de mes tentatives pour tenter (ouais des tentatives pour tenter... ça commence fort...) d'adopter un mode de vie plus sain, j'ai eu l'occasion d'aborder avec certaines la question du végétarisme, du végétalisme, du véganisme et compagnie. Une nouvelle fois, pour tout ce qui concerne les différences entre pescétarisme, végétarisme et végétalisme, je vous renvoie ici. Ces derniers concernent l'alimentation, tandis que le véganisme est quant à lui un mode de vie à part entière. 

Dans le genre photo qui n'a rien à voir avec la choucroute...




;;
Vegan, Kesako ?

Pour faire simple, le véganisme c'est le refus de l'exploitation animale tant pour se nourrir, que pour s'habiller, que pour se laver... et ainsi de suite. En gros, c'est bannir de sa vie tout produit ayant une origine animale : viande, poisson, œufs, produits laitiers, cuir, laine... C'est également bannir tout produit ayant été testé sur les animaux : cosmétiques, produits d'entretien... 

Adopter ce mode de vie c'est remettre en cause le modèle sur lequel nous vivons tous pour la plupart. Encore une fois, ici, on ne juge personne, chacun mène sa vie et fait ses choix. Je ne veux surtout pas me transformer en donneuse de leçon et avoir ce côté moralisateur que je rencontre parfois chez certains défenseurs de la cause animale (c'est d'ailleurs la raison pour laquelle je ne fréquente pas ces gens là ^^).


Devenir Vegan, un comportement extrême ?

En ce qui me concerne, je ne serai jamais Vegan, et ce, pour la simple et bonne raison que je trouve ça beaucoup trop extrême. L'extrême, quel que soit le domaine, est quelque chose qui me fait peur. J'ai toujours été adepte de la mesure et je ne compte pas changer. Bien sûr, je me soucie de la cause animale, mais, pour autant, je ne suis pas prête à tout remettre en cause. Certains penseront que c'est égoïste ou lâche... mais je suis en accord avec moi-même et c'est ça le plus important. Je fais au mieux à mon niveau, et c'est ce qui compte pour moi.


Être Vegan = adopter un mode de vie désociabilisant ?

Bien que les repas végétariens rythment mes journées, je ne suis pas pour autant prête à devenir végétarienne à 100%. Le pescétarisme n'est également pas mon délire. Ne pas manger de viande mais continuer à manger du poisson constitue un non-sens pour moi... pourquoi les poissons n'auraient pas le droit à un peu d'attention ? On ne mange pas de viande parce qu'on aime les animaux... bah c'est le poisson qui va faire la gueule ! 

Je continue donc à manger de la viande, mais très rarement, à l'exception du jambon (ouais, comme les gamins..), et il en est de même pour le poisson. On dira que ça ne me manque pas du tout... Je n'ai jamais été une fan de viande, et ma mère s'est souvent battue quand j'étais gamine pour me faire finir mon assiette...

Pour autant, je ne compte pas bannir viande et poisson de mon assiette, et ce, pour la simple et bonne raison que je trouve ça désociabilisant... Quand je sors avec des amis, quand je déjeune en famille, je n'ai pas envie d'éplucher le menu pendant 3 heures ou d’ausculter le contenu de mon assiette, je veux juste profiter d'un moment de convivialité et surtout profiter des gens avec qui je le partage ! Comme l'avait justement souligné Fiona dans son commentaire, je me vois mal retirer les lardons de ma quiche lorraine en société ^^


Confession : j'aime trop le fromage pour devenir Vegan

Le végétarisme est exclu, alors autant dire que pour le végétalisme, ça sent grave le sapin... Bannir le lait, ça pas de soucis, je l'ai fait depuis longtemps, les yaourts, on peut s'en passer... mais le fromage... pas question ! 

C'est bien ça mon problème, je kiffe le fromage, mais je te parle du fromage avec un grand F, fleuron de notre gastronomie (ouais, ça pue, et alors ?). Hors de question de le remplacer par un truc insipide s'en rapprochant... qui ressemblerait au final à du fromage anglais ou américain... J'ai déjà passé presque une semaine chez les anglais à bouffer du cheddar, je te racontes pas le traumatisme... mais comment peut-on appeler ça du fromage ? Donc le jour où on me dira qu'on a fait du fromage à partir de lait de soja ou je ne sais quoi, je ne veux même pas en entendre parler !

Et je ne suis absolument pas prête à bannir le fromage de ma vie, cela conduirait à une grosse frustration, et la frustration, pour moi, est à proscrire. On ne vit pas bien si on est frustré, la vie est courte les amis, alors profitons ! Et puis, quand la frustration touche le domaine alimentaire, ça peut vite se transformer en bombe à retardement ! Le végétalisme n'est pas fait pour moi ^^

Et puis, je ne te parle même pas des œufs... Bannir les œufs c'est facile, mais bannir tout ce qui est à base d’œufs... tu vois venir la galère ? Lire les étiquettes des produits que l'on achète c'est important, mais si ça doit conduire à l'arrachage de cheveux, je passe mon tour ! Sans compter que, socialement, c'est compliqué (cf. supra : jurisprudence quiche lorraine...).


Et pour le reste ?

En matière de cosmétiques, j'essaye de faire attention, même si ça n'est pas facile. Il faut bien dire que le consommateur n'est pas toujours bien renseigné sur la question du test sur animaux ou sur la compo même du produit... Je sais bien que, pour certaines choses, j'ai tendance à fermer les yeux. Mais je suis avant tout pour un usage raisonné et conscient de toute chose. Autrement dit, je m'accommode très bien de mes choix et ne vais surtout pas aller faire la morale à qui que ce soit. Bien évidemment, la réciproque s'applique... donc les donneurs de leçon sont priés de passer leur chemin ^^

Quant aux autres produits du quotidien, on n'en parle même pas... si ? Pour les produits d'entretien, il est très difficile de savoir ce qu'il en est. Le manque de transparence sur le sujet est total, mais bon nombre de produits sont testés sur les animaux... J'ai fait quelques recherches et le constat est édifiant... 


Et pour les sapes ?

Bah oui, ne les oublions pas ! En ce qui me concerne, c'est un NON catégorique pour la fourrure... Une petite écharpe en fourrure, je ne trouve pas ça mignon, je trouve ça juste beurk ! J'ai juste l'impression de me balader avec un cadavre autour du cou ! Et attention, la fourrure est devenue bon marché. Les animaux sont désormais élevés (dans des conditions abominables) pour leur fourrure. On en trouve sur les capuches des doudounes, sur des pulls, dans des écharpes... Cruella Denfer n'est plus la seule à porter de la fourrure...

Pour le reste, cuir et laine font partie de ma garde-robe... Les chaussures c'est un peu "passion dans ma vie" et la plupart sont en cuir. Quant aux pulls, je ne dis pas non à un pull en laine bien chaud l'hiver...


En conclusion ?

J'essaye au maximum de faire attention aux produits que j'achète, mais, même si je suis consciente d'un certain nombre de choses, je souhaite continuer à mener une vie qui me convient... en évitant au maximum les frustrations. Et si on assure pas dans un domaine, et bien, ça n'est pas grave, on fera mieux ailleurs ! La perfection n'est pas de ce monde, l'essentiel est d'être au maximum en accord avec soi-même.


PS : J'avais raison, c'est sacrément le bordel ce billet... et en plus c'est looonng.... toutes mes excuses...       

6 commentaires:

  1. Salut!
    Loin de moi l'idée de te faire la morale, mais j'ai un peu tiqué sur terme "extrême" que tu utilises pour qualifier le veganisme (même si j'ai l'habitude de l'entendre°.
    De mon point de vue, le respect et non-violence Ne sont pas extrêmes. Les conditions de vie des animaux d'élevage/de laboratoire/etc sont extrêmes.
    A part ça, je suis assez d'accord avec ton dernier paragraphe, j'évite au maximum de blâmer les gens parce que je ne suis moi même pas irréprochable. C'est déjà pas si mal d'être conscient des choses et de faire de son mieux.

    Bisettes!
    CHOPIN

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Et pourquoi le terme "extrême" serait-il forcément connoté négativement ? Extrême peut juste vouloir dire "qui est au dernier point, au plus haut degré"
      Parfois trop d'extrême tend vers un comportement extrémiste, c'est pour cette raison que trop d'extrême me fait peur. ;-)

      Supprimer
  2. Bonjour,

    Je suis moi-même végétarien et je réfléchis beaucoup à ce que ça signifie et je suis donc tombé par hasard sur ton blog.

    J'ai quelques précisions que j'aimerais apporter:

    - le véganisme (voir le végétarisme) n'est en RIEN un "mode de vie" ou un "choix personnel", c'est une question de justice.
    Est-ce qu'il est juste de tuer des animaux pour les manger alors que nous n'en avons pas besoin pour vivre heureux et en bonne santé ? Évidemment que non.
    Le véganisme n'est donc qu'une conséquence d'une revendication politique: l'arrêt de l'exploitation des animaux pour notre plaisir.
    Mais je crois que tu avais déjà compris ça, je tenais juste à le clarifier.

    - Un végane n'est pas extrémiste quand il te demandes d'arrêter de manger de la viande, des oeufs ou des produits laitiers (il peut par contre l'être quand il va dans des détails ridicules pour savoir si un produit contient une quantité infinitésimale d'animal).
    Serait-il extrémiste de dire que l'esclavage doit être interdit ? Que la torture est immorale ? Que le sexisme n'est pas quelque chose que l'on devrait accepter ?
    Non, c'est simplement ce qui est juste.

    - Dans tout ton articles, tu parles du véganisme comme si c'était la seule avancée possible vers plus de justice. Mais pourquoi ne pourrais-tu pas déjà devenir végétarienne (tout comme je l'ai fais) ?
    Cela inclus le fromage et les oeufs que tu sembles tant aimer (et que j'aime aussi, je dois l'avouer), cela n'a rien de désociabilisant (les restaurants ont tous des options végétariennes et si ça n'est pas le cas, ils sont toujours ravis de nous préparer un truc rien que pour nous), nos familles comprennent très vite si on leur démontre que c'est une conviction sérieuse) et je suis loin d'éplucher les ingrédients de mon assiette (la chaire animale, ça se voit à 10km quand un plat en contient).
    Qu'est-ce qui t'empêcherais de faire ce premier pas ?

    J'aimerais bien avoir ton avis là-dessus.
    Et si je peux répondre à certaines de tes questions, je serais ravi de le faire. :-)


    P.S. Est-ce que c'est bien Dinard sur la photo ?

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. J'estime que le mode d'alimentation concerne chacun, c'est à chacun de faire ses choix, et je m'interdis de faire la leçon à qui que ce soit. Je ne supporte pas le côté moralisateur de certains végétariens / végétaliens avec qui, au final, on ne peut pas discuter. Chacun est libre de ses choix et je ne juge personne.

      Mon article n'a absolument pas vocation à aborder la question de ce qui est juste ou pas. Je n'ai pas la prétention de détenir la vérité absolue, il s'agit juste du fruit de ma réflexion personnelle.

      Pour des raisons qui me sont propres, je ne souhaite pas (pour le moment, ça évoluera peut être) devenir végétarienne à 100%, ni végétalienne. Je m'intéresse énormément à la cuisine végétalienne, car je suis très curieuse. Je suis flexitarienne et ça me va très bien comme ça. Je suis en accord avec moi, et c'est ce qui est le plus important à mes yeux.

      PS : oui c'est bien Dinard ;-)

      Supprimer
    2. Je ne partage pas ton avis car le végétarisme (au sens large) ne peut et ne doit pas être comparé à un mode d'alimentation standard.
      Boire de l'alcool ou non, manger gras ou pas, fumer ou non, ça, ce se sont des choix individuels.
      C'est facile à comprendre car quand je met ma santé en danger en choisissant de fumer/boire/manger gras, ça n'est que moi que ça concerne donc les autres n'ont pas leur mot à dire.
      C'est mon choix.

      Par contre, manger de la viande, ça n'est PAS un choix personnel. Pourquoi ? Parce que l'on oublie qu'il y a une victime: l'animal qui a été tué pour que l'on puisse le manger.

      C'est comme pour l'esclavage, le sexisme, la torture, etc. (et si je prend ces exemples, ça n'est pas pour choquer mais simplement parce qu'il n'en existe pas de semblables au niveau du règne animal), ce ne sont pas des questions de choix personnels.
      On ne peut pas concevoir de dire: "Ah, tu as des esclaves toi ? Moi, je ne pourrais pas mais chacun fait comme il veut."
      ça serait oublier qu'il y a l'esclave qui souffre dans l'affaire...

      C'est pour cette raison que je ne suis pas d'accord avec toi: je ne peux pas dire que le végétarisme est un choix individuel sinon je devrais aussi dire que c'est le cas de l'esclavage et c'est évidemment inconcevable.


      Mais ton article est ta réflexion personnelle et je l'ai très bien compris. Tout ce que je veux, c'est ajouter quelques informations pour nourrir ta réflexion. A toi de faire le dernier bout de chemin. :-)

      Et comme ce sujet t'intéresse, je te conseil de regarder cette vidéo (au titre un peu racoleur, je te l'accorde): https://www.youtube.com/watch?v=9ivPJUypbVs&feature=share
      Le présentateur est très clair avec quelques traits d'humour sympas (surtout dans la partie questions/réponses que tu trouveras dans les vidéos à droite).


      P.S. Je me disais bien que je connaissais. ^^

      Supprimer
    3. Certes, tu n'es pas de mon avis, et je ne te demande pas de l'être. Encore une fois, je n'ai pas la prétention de détenir LA vérité absolue et je ne cherche pas non plus à dire aux gens ce qu'ils doivent penser. Je respecte ton opinion, mais ne la partage pas. Bref, j'ai mon opinion, tu as la tienne, et heureusement, le monde serait bien triste si on pensait tous la même chose ! ;-)

      Supprimer

Écris un petit mot doux... ou pas... mais écris un truc !

Rendez-vous sur Hellocoton !
popstrap.com