lundi 12 janvier 2015

Le jour d'après

Après les évènements qui ont secoué notre pays, je t'avouerai qu'il n'est pas facile pour moi de revenir noircir ces pages. J'ai des articles en brouillon prêts à être publiés, j'ai des idées d'articles soigneusement consignées dans un carnet, mais je me voyais mal les balancer comme ça sur la toile. Ça m'aurait fait l'effet d'un cheveu sur la soupe. Je t'avais prévenu, je t'avais dit que je m'éloignerais de la toile quelques jours, et je me voyais mal revenir comme ça, la bouche en cœur. 

Je sais que certaines ont continué à publier ces derniers jours ou ont repris leur publications ce week-end. Moi, je ne pouvais pas faire de même. Attention, je ne juge personne. Certaines se sont déjà empressées de faire la morale à tout-va. Publier un article, parler futilités, c'est, selon elles, contraire à un esprit de deuil national. Mais qu'est-ce-qu'un esprit de deuil national ? Je crois qu'il y a autant de définitions que d'êtres humains. 

Chacun vit les choses à sa façon, et parler futilités ne veut pas dire que la personne n'en a rien à carrer du monde qui l'entoure (même si certains semblent indifférents à tout ça et restent centrés sur leur petite personne... pour preuve, cette personne que je n'avais pas encore croisée en 2015 et qui m'a dit "bonne année" sur air un jovial et naturel le lendemain du drame... Ouate Ze Feuque) Ces derniers jours, on a beaucoup parlé tolérance, et la base même de la tolérance c'est quand même bien de laisser chacun vivre les évènements à sa façon.

Même si je n'avais pas le cœur à ça, je peux tout à fait comprendre que certaines aient eu besoin d'une bulle de futilité pour décompresser. J'ai moi-même ouvert ce blog à un moment de ma vie pour me permettre de fuir un quotidien parfois trop oppressant, alors je peux comprendre que certaines aient eu besoin de continuer leurs publications, de parler futilités pour penser un peu à autre chose. Parce que, oui, on a le droit de chercher à penser à autre chose, et penser à autre chose ne veut pas dire que l'on oublie. Et puis, disons-le, dans de telles circonstances, les leçons de morales à deux balles et les crêpages de chignons sont franchement déplacés.

Moi, j'ai eu besoin de m'éloigner de la toile. Absente sur ces pages, peu présente sur les réseaux sociaux (excepté chez l'oiseau bleu pour me permettre de rester informée), j'ai pris du temps pour voir mes proches... le plus possible. Dans de pareilles circonstances, j'ai besoin de voir les miens. Mes articles étaient prêts à être publiés, mais je n'avais pas l'envie de cliquer sur "publier", je n'avais vraiment pas le cœur à ça. Je ne dis pas que je l'ai plus aujourd'hui. Je vais profiter des articles déjà prêts et je vais peu à peu me remettre à écrire des futilités, parce que, malgré tout, la vie continue. En attendant, prenez soin de vous !




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